Phrase simple ou phrase complexe ? Principale, subordonnée, coordonnée
Une phrase contient un seul verbe conjugué ou plusieurs. Dans le second cas, chaque verbe conjugué commande son propre morceau de phrase, une proposition, et la façon dont ces morceaux se tiennent explique une bonne part de la ponctuation et des accords.
Compter les verbes conjugués
Un verbe conjugué, une proposition. Un infinitif ou un participe n'en forme pas.
- Le train part à huit heures. Un verbe, une proposition : phrase simple.
- Le train part à huit heures, mais je suis encore chez moi. Deux verbes, deux propositions : phrase complexe.
- J'espère arriver à temps. Un seul verbe conjugué, « arriver » est à l'infinitif : phrase simple.
Trois façons de relier les propositions
Quand la phrase en compte plusieurs, elles sont juxtaposées, coordonnées ou subordonnées.
Juxtaposées : une virgule, un point-virgule, un deux-points
Aucun mot de liaison. Chaque proposition pourrait former une phrase à elle seule.
- Il pleut, je reste à la maison.
- Le jour se lève ; la ville s'éveille.
Coordonnées : mais, ou, et, donc, or, ni, car
Une conjonction de coordination les relie, et chacune tient encore debout toute seule.
- Il pleut et je reste à la maison.
- Elle voulait venir, mais elle a raté son train.
Juxtaposées ou coordonnées, ces propositions sont dites indépendantes : aucune ne dépend de l'autre.
Subordonnées : que, qui, quand, parce que, si...
Un mot subordonnant introduit une proposition qui ne peut plus se dire seule. Elle dépend de l'autre, qu'on appelle la principale.
- Je reste à la maison parce qu'il pleut. « Parce qu'il pleut » ne tient pas seul.
- Quand il pleut, je reste à la maison. La subordonnée peut venir en tête.
- Je pense qu'elle viendra.
Le test pour trouver la principale
Retire le mot de liaison et essaie de dire chaque morceau seul.
- Les deux tiennent : elles sont indépendantes, juxtaposées ou coordonnées.
- Un morceau ne tient pas : c'est la subordonnée, et l'autre est la principale.
La principale n'est ni forcément la plus longue, ni forcément la première. Dans « Bien que la salle soit pleine, il entre », elle tient en deux mots : « il entre ».
Les deux grandes familles de subordonnées
- La relative commence par qui, que, dont, où, lequel, et complète un nom : le livre que tu m'as prêté.
- La conjonctive commence par que, quand, lorsque, parce que, si, bien que, comme, et complète un verbe ou toute la phrase : je crois que tu as raison.
Le même « que » ouvre donc deux mondes. Derrière un nom, il est pronom relatif ; derrière un verbe, il est conjonction.
Pourquoi ça compte
- Pour l'accord : le « que » relatif reprend le nom et devient complément direct, d'où « les fleurs que j'ai cueillies ». Le « que » conjonction ne reprend rien : « je crois que j'ai fini ».
- Pour le mode : certaines subordonnées imposent le subjonctif, « bien qu'il pleuve », « avant que tu partes ».
- Pour la ponctuation : une subordonnée placée en tête se détache par une virgule, « Quand il pleut, je reste ». Et « car » coordonne quand « parce que » subordonne : deux mots pour la même cause, mais pas la même construction.
💡 Astuce
Compte les verbes conjugués : autant de verbes, autant de propositions. Puis retire le mot de liaison. Si un morceau ne peut plus se dire seul, c'est la subordonnée, et l'autre est la principale.
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Dans « Il pleut et je reste à la maison », les propositions sont ___.
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