Relier deux idées demande de choisir le bon mot, et le français en offre beaucoup pour trois relations seulement : pourquoi, avec quel résultat, dans quel but.
Quatre mots pour la cause
Ils disent tous pourquoi, mais ils ne se placent pas au même endroit de la phrase.
- parce que répond à la question « pourquoi ? » et peut ouvrir la réponse.
- car justifie ce qu'on vient de dire et ne commence jamais une phrase.
- comme se place en tête, avant la conséquence : comme il pleuvait, nous sommes rentrés.
- puisque pose une cause que ton interlocuteur connaît déjà.
« Grâce à » ou « à cause de » ?
Les deux introduisent un nom, jamais un verbe conjugué. C'est le résultat qui les sépare, et là il n'y a pas d'hésitation possible.
- grâce à quand le résultat est heureux : grâce à toi, j'ai réussi.
- à cause de quand il est fâcheux : à cause de la grève, j'ai raté le train.
- en raison de reste neutre, et convient à l'écrit administratif.
La conséquence
Elle se place après la cause, et le mot change surtout de registre.
- donc et alors : courants, à l'oral comme à l'écrit.
- c'est pourquoi : un cran plus soigné.
- si bien que : la conséquence d'un fait précis.
- du coup : familier, à éviter dans un écrit professionnel.
Le but : un sujet ou deux
C'est le point qui se teste, parce qu'il ne dépend pas du goût mais du nombre de sujets.
- Un seul sujet, donc l'infinitif : je pars tôt pour éviter les embouteillages.
- Un seul sujet, registre soigné : il économise afin de partir en voyage.
- Deux sujets, donc le subjonctif : je pars tôt pour que tu puisses dormir.
- Deux sujets, registre soigné : il explique afin que tout soit clair.
Ce qui s'échange sans faute
Entre parce que, car, comme et puisque, l'usage laisse souvent le choix, et de bons auteurs emploient l'un pour l'autre. Ne cherche pas la règle : place le mot là où il se met, et prends celui qui te vient.
- Je rentre parce qu'il pleut, ou je rentre, car il pleut.
- Comme il pleut, je rentre, ou puisqu'il pleut, je rentre.