Le passif existe en français, mais on l'emploie bien moins que dans beaucoup d'autres langues. Trois tournures le remplacent au quotidien : « on », la forme pronominale et « se faire ».
Quand l'auteur de l'action est inconnu ou sans intérêt, le français prend « on » plutôt que le passif.
Pour dire ce qui se fait, ce qui se vend, ce qui se dit, le verbe passe à la forme pronominale.
Le sujet subit l'action, souvent à son désavantage.
Dans cette tournure, « fait » ne s'accorde jamais.
Il garde toute sa place à l'écrit formel, et surtout quand l'auteur compte et qu'on l'introduit par « par ».
Si tu viens d'écrire un passif et qu'il n'y a pas de « par » derrière, essaie « on ». Neuf fois sur dix, la phrase sonne aussitôt plus française.
Passif sans auteur, réflexe « on » : « mon vélo a été volé » devient « on m'a volé mon vélo ». Garde le passif quand tu veux vraiment nommer l'auteur avec « par ».