« Il a pris » ou « il a prit » ?
On écrit « il a pris », avec un s. Après « avoir » ou « être », il faut un participe passé, et celui de « prendre » finit par un s. La forme « prit » existe bel et bien, mais c'est un autre temps.
Les deux formes
- pris : le participe passé, celui qui suit « avoir » ou « être ». Il a pris le train.
- prit : le passé simple, le temps du récit écrit. Il prit le train et disparut.
Les deux se prononcent exactement pareil. Après un auxiliaire, c'est toujours le participe : « il a prit » reviendrait à mettre deux verbes conjugués à la suite.
Le test du féminin
Mets le participe au féminin, la lettre finale s'entend.
- la décision qu'il a prise : on entend le s, donc pris
- la lettre qu'elle a mise : on entend le s, donc mis
- une chose permise : on entend le s, donc permis
Personne ne dirait « la décision qu'il a prite » : le t n'a pas sa place dans ces participes.
Le féminin n'est qu'un test. Dans la phrase, avec « avoir », le participe reste au masculin quand le complément est placé après : elle a pris le train, mais la décision qu'elle a prise.
Toute la famille de « prendre » et de « mettre »
- prendre → pris : appris, compris, surpris, repris, entrepris
- mettre → mis : permis, promis, admis, soumis, remis, transmis, commis, omis
- et sur le même modèle : assis, acquis, conquis
Le t existe, mais au passé simple
Dans un récit, le verbe qui raconte une action passée sans auxiliaire prend la terminaison -it. C'est la marque du passé simple à la troisième personne du singulier.
- Elle prit son manteau et sortit.
- Il mit la clé dans sa poche.
- Le maire promit une réponse rapide.
Au pluriel, le t disparaît : ils prirent, ils mirent. Le passé simple ne donne jamais « ils ont prit ».
Le repère, c'est l'auxiliaire devant le verbe, même séparé par un pronom ou une négation : il l'a pris, elle n'avait pas mis. S'il y a un auxiliaire, tu écris le participe, avec un s. Si le verbe raconte seul une action passée, c'est le passé simple, avec un t.
Le participe s'emploie aussi seul, comme un adjectif, et il garde son s : pris de panique, mis à part, y compris. Là encore, le féminin tranche : prise de panique, mise à part.
Et « il a dit », avec un t ?
Certains participes finissent vraiment par un t : dit, écrit, fait, conduit, ouvert. Le test du féminin le confirme, on dit dite, écrite, faite. Pour « dire », participe et passé simple s'écrivent d'ailleurs pareil, il a dit, il dit, et seul l'auxiliaire les distingue. La règle n'est donc pas « jamais de t au participe », mais « écoute le féminin » : pour tous les verbes de cette fiche, il donne la bonne lettre.
💡 Astuce
Après « avoir » ou « être », mets le participe au féminin : prise, mise, permise, tu entends le s. Le t de « prit » et de « mit » appartient au passé simple, qui s'emploie sans auxiliaire.
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Il a ___ le train de sept heures.
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