Avec l'auxiliaire avoir, le participe passé s'accorde avec le complément direct placé devant lui. Mais certains compléments ressemblent à un complément direct sans en être un, et devant ceux-là le participe ne bouge pas.
Juste après le verbe, pose « combien ? ». Si le complément répond à cette question, il dit une mesure, un prix ou une durée : ce n'est pas un complément direct, et le participe reste invariable.
Ce sont ceux qui expriment une mesure et qui, dans ce sens, n'ont aucun complément direct.
Quand le verbe quitte la mesure, son complément redevient un vrai complément direct et l'accord revient.
La nuance s'entend : dans « vivre trois ans », trois ans dit combien de temps. Dans « vivre une belle année », l'année est ce qu'on traverse.
Quand le complément direct est le pronom « en », le participe reste invariable, quel que soit le nom que « en » remplace.
Un verbe impersonnel n'a pas de vrai sujet, donc aucun complément direct à accorder.
Pose « combien ? » juste après le verbe. Si le complément répond à cette question, il dit une mesure et non une chose subie : laisse le participe tranquille. S'il répond à « quoi ? », accorde.