On dit "c'est la faute à ma soeur" ou "c'est la faute de ma soeur" ?
Dans un français soigné, on écrit « c'est la faute de ma sœur ». « La faute à » appartient à l'oral et à quelques expressions figées.
Pourquoi « de »
La préposition « de » sert à rattacher une chose à quelqu'un : le livre de Marie, la voiture de mon frère. La faute suit la même logique : elle appartient à celui qui l'a commise.
- C'est la faute de ma sœur.
- C'est la faute du conducteur.
- Ce n'est la faute de personne.
Les expressions où « à » est admis
Elles sont figées, et personne ne les corrige.
- La faute à pas de chance.
- C'est la faute à Voltaire, dans la chanson des Misérables.
Pourquoi l'erreur est si tenace
Parce que l'oral préfère « à », plus court et plus direct, et parce que les expressions figées l'ont installé dans l'oreille.
Les tournures qui évitent le problème
- C'est à cause de ma sœur.
- Ma sœur en est responsable.
- C'est elle qui a fait l'erreur.
La même règle ailleurs
Elle vaut pour tous les compléments de ce type.
- le vélo de mon voisin, et non « le vélo à mon voisin »
- la fille de Paul, et non « la fille à Paul »
💡 Astuce
Fais le test du possesseur : tu dis « le livre de Marie », pas « le livre à Marie ». La faute appartient à quelqu'un exactement de la même façon.
Teste tes connaissances 📝
Quelle préposition faut-il utiliser pour indiquer la possession ? Exemple : « Le livre ___ Marie. »
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