« Y a-t-il » ou « Y a t'il » ?
On écrit « y a-t-il », avec deux traits d'union et un t tout seul. Ce t n'est l'abréviation de rien, donc pas d'apostrophe.
Le t de liaison
Quand on inverse le verbe et le sujet pour poser une question, deux voyelles se rencontrent. On glisse un t entre elles pour que ça se prononce.
- il a → a-t-il ?
- elle va → va-t-elle ?
- on aime → aime-t-on ?
- il parle → parle-t-il ?
Ce t s'appelle un t euphonique, du grec « qui sonne bien ».
Pourquoi jamais d'apostrophe
Une apostrophe remplace une lettre supprimée. Ici, rien n'a été supprimé : on a ajouté une lettre. « Y a t'il » n'a donc aucun sens.
Quand le t n'est pas nécessaire
Si le verbe finit déjà par t ou d, la liaison se fait toute seule.
- Est-il là ?
- Prend-elle le train ?
- Vient-il ce soir ?
Le cas de « puis-je »
Avec « je », l'inversion donne des formes particulières : puis-je, dois-je, ai-je. Là encore, un trait d'union et rien d'autre.
Le vrai « t' » avec apostrophe
Il existe, mais c'est le pronom « te » élidé : je t'appelle, il t'a vu. Rien à voir avec la question.
💡 Astuce
L'apostrophe remplace une lettre qui disparaît. Ici, on en ajoute une pour que ça se prononce, donc elle n'a rien à remplacer : deux traits d'union, et c'est tout.
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