Les mauvais usages
« Prescrire » ou « proscrire » ?
1 min de lecture
Une voyelle sépare ces deux verbes, et leurs sens sont opposés. L'un recommande, l'autre interdit.
« Prescrire » : ordonner, recommander
- Le médecin prescrit un traitement.
- Le règlement prescrit le port du casque.
Le nom correspondant est une prescription : l'ordonnance du médecin, ou la règle à suivre.
« Proscrire » : interdire, bannir
- Le médecin proscrit l'alcool.
- La loi proscrit ces substances.
- Ce mot est à proscrire dans un texte officiel.
Le nom correspondant est une proscription, et un proscrit est quelqu'un qu'on a banni.
La même phrase, deux sens contraires
- Le médecin lui prescrit du repos : il lui en ordonne.
- Le médecin lui proscrit le sport : il le lui interdit.
C'est pour ça que l'erreur est grave : elle inverse le message.
Le repère des préfixes
- pré- veut dire « avant », comme dans préconiser : on écrit à l'avance ce qu'il faut faire.
- pro- veut dire « au loin », comme dans prohiber : on met la chose à distance.
Le troisième sens
En droit, « prescrire » veut aussi dire « perdre sa validité avec le temps » : un délit prescrit ne peut plus être jugé.
💡 Astuce
Fie-toi à la voyelle. Pré comme dans préconiser : on te dit quoi faire. Pro comme dans prohiber : on te dit de t'en éloigner.
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Le médecin va ___ un antibiotique pour soigner cette infection.
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