Deux expressions de nombre commandent l'inverse de ce que dit leur sens. « Plus d'un » veut le singulier, « moins de deux » veut le pluriel. Ce n'est pas le sens qui décide, c'est le mot qui porte le nombre.
Le verbe s'accorde avec « un », pas avec l'idée de pluralité.
Le verbe s'accorde avec « deux », même si le sens dit qu'il y en a moins.
Quand l'action suppose plusieurs personnes agissant les unes sur les autres, « plus d'un » repasse au pluriel : une seule ne pourrait pas faire l'action.
La relative peut porter sur le groupe entier ou sur un seul de ses membres. Demande-toi qui fait l'action.
Les deux lectures étant souvent possibles, l'usage hésite et les deux accords se rencontrent sous de bonnes plumes. Ce n'est pas un piège : c'est une phrase que tu peux tourner autrement si le doute te gêne.
Avec « le seul », « le premier » ou « le dernier », un seul individu est visé : le verbe est au singulier, et la relative passe au subjonctif.
Regarde le mot qui porte le nombre, pas le sens de la phrase. « Plus d'un » commande le singulier, « moins de deux » commande le pluriel. Seule une action réciproque, que l'on ne peut pas faire tout seul, remet « plus d'un » au pluriel.