C'est le temps le plus intimidant du français, et le plus facile à apprivoiser : on ne l'écrit plus, on le lit seulement. Savoir le reconnaître suffit.
Il assurait la concordance : quand le verbe principal était au passé, le subjonctif qui suivait passait à l'imparfait.
Il se fabrique sur le passé simple, jamais sur l'infinitif. Prends la deuxième personne du singulier du passé simple et ajoute la terminaison.
La troisième personne du singulier porte toujours un accent circonflexe. C'est à peu près la seule forme que tu croiseras.
Le subjonctif présent a tout remplacé, y compris après un verbe au passé. Personne ne te reprendra.
Quelques tournures figées le gardent, et celles-là s'écrivent encore.
Sans accent, c'est le passé simple, qui raconte un fait. Avec accent, c'est le subjonctif, qui dépend d'une conjonction comme « bien que » ou « quoique ».
Tu n'auras sans doute jamais à l'écrire, mais tu le liras. Le circonflexe sur la troisième personne est sa signature : qu'il chantât, qu'il finît, qu'il vînt. Sans accent, c'est le passé simple.