« si j'avais su » ou « si j'aurais su » ?
On écrit « si j'avais su ». Après « si », le conditionnel est interdit : c'est une des règles les plus stables du français.
Pourquoi
Le mot « si » porte déjà l'idée de supposition. Mettre un conditionnel derrière, ce serait dire deux fois la même chose. On emploie donc un temps de l'indicatif, le mode des faits.
Les deux constructions à connaître
- Si + imparfait, alors conditionnel présent : si j'avais le temps, je viendrais.
- Si + plus-que-parfait, alors conditionnel passé : si j'avais su, je serais venu.
Le conditionnel existe donc bien dans la phrase, mais il est toujours dans l'autre moitié, jamais après « si ».
Les fautes qu'on entend le plus
- On ne dit pas « si j'aurais su » mais si j'avais su.
- On ne dit pas « si tu pourrais venir » mais si tu pouvais venir.
- On ne dit pas « s'il aurait voulu » mais s'il avait voulu.
D'où vient la réplique
« Si j'aurais su, j'aurais pas venu » est la phrase de Petit Gibus dans La Guerre des boutons. Elle cumule deux fautes : le conditionnel après « si », et le mauvais auxiliaire avec « venir », qui se conjugue avec être.
La version correcte serait : si j'avais su, je ne serais pas venu.
Le « si » qui ne compte pas
Attention, il existe un autre « si », celui des questions indirectes. Là, le conditionnel est permis.
- Je me demande si ça lui plairait.
- Dis-moi si tu viendrais en cas de pluie.
💡 Astuce
Retiens la formule : les si n'aiment pas les rais. Aucun verbe en -rais, -rait ou -raient ne se met juste après un « si » de condition.
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___, je serais arrivé plus tôt.
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