Beaucoup de verbes français imposent une préposition, et elle ne se devine pas. Certains changent même de sens selon la préposition choisie. C'est une liste à retenir, pas une règle à comprendre.
Les verbes qui changent de sens
- penser à quelqu'un, c'est l'avoir en tête : je pense à toi.
- penser de quelqu'un, c'est en avoir une opinion : que penses-tu de lui ?
- jouer à pour un jeu ou un sport : jouer au tennis.
- jouer de pour un instrument : jouer du piano.
- parler à, c'est s'adresser à quelqu'un : je parle à Marie.
- parler de, c'est prendre quelqu'un pour sujet : je parle de Marie.
Les verbes qui appellent « à »
- s'intéresser à, tenir à, renoncer à, participer à
- s'attendre à, réfléchir à, servir à, assister à
- commencer à, apprendre à, réussir à, arriver à
Les verbes qui appellent « de »
- se souvenir de, s'occuper de, avoir besoin de, dépendre de
- rêver de, douter de, profiter de, changer de
- finir de, essayer de, oublier de, décider de
Les verbes qui n'en veulent aucune
Ceux-là piègent parce que leur équivalent dans d'autres langues en porte une.
- attendre quelqu'un, et non attendre pour quelqu'un
- chercher quelque chose, et non chercher pour quelque chose
- regarder, écouter, approuver : rien devant le complément
- payer l'addition, et non payer pour l'addition
Le double montage
Quelques verbes prennent deux compléments, chacun avec sa préposition, et l'ordre est fixe.
- demander à quelqu'un de faire quelque chose
- dire à quelqu'un de partir
- promettre à quelqu'un de revenir
- conseiller à quelqu'un de patienter